Bon... de quoi ai-je envie de parler aujourd'hui ? ...
De Sarkosy ? Non trop polémique quoique si ça intéresse quelqu'un je serais très heureuse de pouvoir échanger mon point de vue...
Bref, de cuisine ? Non, on va réserver ça à plus tard dans la journée, il est un peu trop tôt, là...
De ma fibre féministe ? Bof, c'est du remâché, on va le savoir à force que je me bats (il faut que je revoie mes conjugaisons, j'ai été obligée de regarder dans un Bescherelle pour savoir comment écrire "je me bats", c'est grave quand même...) activement et quotidiennement pour faire valoir mes droits de femme libérée, active, épanouie, bla, bla, bla... C'est vrai qu'en s'appliquant bien, on arrive à en parler tous les jours avec des personnes différentes, et c'est comme ça aussi que se propagent les (bonnes) idées...
Non, franchement, je ne sais pas quoi dire aujourd'hui, et dieu sait que ça ne m'arrive pas souvent...
Oh si allez, un ptit coup de féminisme pour faire du bien au moral, je risque de ne voir personne aujourd'hui alors j'en profite...

"Le Raz-le-bol des SuperWomen" de Michèle Fitoussi, editions Calmann-Lévy, publié en 1987 mais reste toujours d'actualité (forcément quand il traite de mode, c'est daté "eightees" mais ça passe très bien).
Je vous lis la quatrième de couverture ("Quatrième de couverture", c'est ausi une superbe chanson de Vincent Delerm sur l'album "Kennsington Square"), bref, ne nous égarons pas :

Son nom ? La SuperWoman ou Femme Parfaite. Le nouveau mythe des femmes d'action, le dernier modèle à suivre. Tenez, la voilà qui s'avance, aussi performante qu'un MacIntosh Plus (oui, là, d'accord, c'est daté...), Chanellisée le jour, Alaïasée le soir, une main aux ongles nickel sur son dernier dossier, l'autre tenant avec amour la menotte poisseuse (de gâteau au chocolat maison) d'un chérubin grognon, la bouche Rouge Profond sur celle de l'homme de sa vie, une oreille branchée sur le supermarché par téléphone, l'autre en direct sur la ligne Paris-Tokyo. La voilà qui s'avance, disais-je d'un pas énergique, à la conquête du monde. Ou au bord de l'abîme. Car souvent l'Enfer touche au Paradis.

C'est vraiment bien écrit, le ton est juste, léger, un trait d'humour pour faire sourire à presque toutes les pages, on se sent bien après l'avoir lu...

Bon, ben voilà, j'ai quand même réussi à pondre quelque chose, c'était pas gagné...