A mes heures ...

Bla bla, cuisine, musique, bouquins, ... mon quotidien...

01 janvier 2006

cartons noël et menus

Voilà, ça a un peu tardé, mais tout le monde sait que la période entre Noël et Nouvel an n'est pas celle durant laquelle on a le plus de temps...
Les festivités sont (enfin...) terminées et on va pouvoir se remettre sérieusement au boulot... mais avant je tenais à vous montrer ces quelques petites choses :

kdo_pauline2         kdo_pauline_2         maman         celia

Des petites personnalisations pour chacun...

Et aussi des cartons pour indiquer les différents apéritifs de Noël :

blinis     canapes     goug_res     tartelettes

Les photos ne sont vraiment pas terribles (netteté, couleurs mal gérées, ombres de ma tête prenant la-dite photo... etc...) mais je n'avais pas remarqué ça à la prise de vue, oui je sais je crains, après 5 années aux Beaux-Arts, on devrait au moins savoir prendre une photo digne de ce nom (et ben comme quoi, c'est pas toujours gagné !!) ... Bon, bref, c'était joliement posé sur la table devant les plats comme ça :

005   

et j'étais assez contente de mes réalisations (autant plastiques que culinaires...). Je renouvellerai cette idée d'aquarelle dès que l'occasion se présentera !

Posté par amesheures à 11:27 - Réalisations plastiques d'hier et d'aujourd'hui - Commentaires [2] - Permalien [#]

15 novembre 2005

"Suggestion de mise en beauté", Carnet 17/12,5 photos et textes

Ce travail sous forme de livre, de manuel d’explication, de mode d’emploi est à la fois un questionnement sur les standards de beauté actuels, et une inscription dans la continuité du thème présent dans la plupart des autres travaux, une proposition pour une tenue de protection, une technique anti-agression.

        Ce travail comprend un regard très négatif sur la société du XXIème siècle, dans la mesure où cette méthode d’enlaidissement ne se base que sur l’aspect physique des utilisateurs. Les attributs du maquillage, normalement révélateurs de beauté, se transforment en une révélation tout autre, le refus de ne se montrer que sous une apparence, le refus de n’être que considéré comme un produit de consommation charnelle.

Se désavantager pour ne pas se faire agresser, cette idée va plus loin que la simple envie de ne pas se faire remarquer, de se faire oublier ou de se fondre dans la masse, c’est se faire « in-désirer ».

        Mais on peut alors se demander si la beauté est réellement la clé de l’agression. Si la beauté physique n’est pas la clé, Suggestion de mise en beauté  ne donne qu’une solution parmi d’autres : la personne ainsi fardée subirait d’autres agressions, non plus physiques, mais cette fois verbales, telles que railleries, moqueries, remarques déplacées ou encore éclats de rire.

        Toutefois d’un point de vue formel, il faut souligner la coquetterie émanant tout de même de ce travail, d’une part ce bandeau coloré, pailleté qui relève d’une envie de plaire, d’un désir inavoué de séduction, mais aussi de la volonté de ne pas se salir les cheveux, et donc de prendre soin de soi ; d’autre part, la décision même de se maquiller prend sens car le maquillage devient alors un accessoire utile à la vie quotidienne, nécessaire. Avoir la possibilité de se mettre un masque, jouer un rôle, considérer le maquillage comme une couche protectrice, c’est d’une certaine relation avec le travail de Bruce Nauman sur la grimace dans sa série Art Make Up vers 1966-67 où il se badigeonnait le corps de peinture noire puis blanche ; le propos n’est pas le même mais formellement, les travaux se ressemblent.

Voir Album photo : "Suggestion de mise en beauté"

Posté par amesheures à 22:16 - Réalisations plastiques d'hier et d'aujourd'hui - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 novembre 2005

"Couette" vidéo 3'30

DNAP 2003

Travail vidéo qui s’inscrit dans une narration, dans l’histoire d’une préparation à une sortie. L’atmosphère est à la fois intime et stérile : intime car le lieu de tournage est une chambre à coucher, où l’on voit quelqu’un s’habiller, on peut donc supposer que la scène se passe un matin, la seule source de clarté n’est apportée que par les deux lampes murales de la pièce ; stérile également car cette chambre est complètement vide, on ne voit qu’un lit et une table de chevet. Il n’y a pas de drap sur le lit, c’est à se demander si quelqu’un dort dedans, rien ne traîne ; cette pièce, normalement la plus intime d’une maison, paraît sur cette vidéo, très impersonnelle.

La personne visible à l’écran se pare de son habit de protection, de son armure, de son vêtement anti-agression et il se crée un nouveau rapport au corps, il devient une sculpture, encombrante. A vouloir trop se protéger, cela en devient grotesque, l’habit empêche tout mouvement, le simple fait de marcher devient une véritable épreuve, la fuite en cas d’agression est impossible, cet habit évite donc que l’on touche mais aucunement que l’on retienne l’agressé. Mais, ce vêtement de couette, fait en duvet d’oie est également très chaud, ce qui, suivant les saisons, peut être gênant, l’été par exemple, il amène alors sensation d’étouffement, suffocation, transpiration intense, et autres manifestations corporelles de ce type.

Féminin et masculin sont totalement reniés, ainsi que tout leurs attributs, le corps ainsi emballé devient d’un genre indéfini, on ne fait donc plus référence qu’à l’agression physique en général, tous genres confondus.

            Ce travail est une absence d’invitation au rapport à l’autre, toutefois, cet emballage grossier, laisse apparaître certaines parties du corps, les jambes par exemple sont décelables, ainsi que les bras. Une fois de plus dans ce travail, l’acteur se fait in-désirer.

voir Album photo "Couette"

Posté par amesheures à 22:29 - Réalisations plastiques d'hier et d'aujourd'hui - Commentaires [0] - Permalien [#]

C'est tout moi (ou presque)...

Je me suis dit qu'avant de vouloir présenter mes travaux artistiques, il fallait peut-être que je me situe un minimum, dans le temps, l'espace, ...
Il y a 5 ans (2000), j'entrais à l'Ecole Nationale des Beaux Arts de Lyon, pour y faire ma première année, je voulais devenir "artiste", j'entends exposer mes oeuvres et vivre des ventes ... C'était une très bonne école (ça l'est d'ailleurs toujours), très cotée, il n'y avais que 10% de réussite au concours d'entrée, et j'en faisais partie ! Je me suis dit wouah la chance, je suis partie pour entrer dans le monde chéri de l'art contemporain, cette école va me permettre de rencontrer les bonnes personnes qui vont me propulser au sommet de mon art ...bla, bla, bla, je me flatte, je fais partie des élus, bla, bla, bla...

Mais la réalité fut toute autre... école-usine comptant plus de 100 élèves en première année dressés au combat de coqs et à flatter leur égo à longueur de journée, je me sentais perdue, c'était la jungle. Impossible de parler de nos travaux entre élèves car tout revenait toujours à "Non mais vraiment, tu ne peux pas comprendre..."
Bon, eh ben si c'est comme ça, moi je ne reste pas ici, je rentre à la maison (c'est quand même beau l'Alsace quand on ne voit que des voitures et des métros pendant trois mois !!), et je trouverai bien une école (moins cotée, bien sur) mais dans laquelle je peux avoir de vraies relations de travail avec les autres élèves, où on pourrait parler les uns les autres de nos travaux pour nous faire avancer mutuellement...

Et me voilà à passer une équivalence pour entrer en 2ème année aux Beaux-Arts de Mulhouse, ils étaient tellement content de voir arriver dans leurs murs une élève d'une école aussi prestigieuse qu'ils ont presque applaudi après ma présentation... ils ont vite déchanté :
Mon thème de prédilection : les femmes, la féminité, et même, parfois le féminisme (forcément, ça ne plait pas à tout le monde...)

Je suis tout de même resté faire mes 4 dernières années et voilà, je ne suis pas artiste (si, dans l'âme, mais je parle financièrement) mais je me fais très plaisir en continuant à créer sur ma lancée...

Posté par amesheures à 10:37 - Réalisations plastiques d'hier et d'aujourd'hui - Commentaires [1] - Permalien [#]



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