Ah... Fred Vargas... j'en ai lu jusqu'à n'en avoir plus soif, au sens propre du terme ! Cette romancienne est en outre archéologue et spécialiste du Moyen-Age, ce qui implique que ses références historiques sont souvent exactes ce qui ne gache rien.
En commençant par "Debout les morts", une petite histoire sans prétention mais qui pose bien ses marques, on est immédiatement happé par l'intrigue mais aussi par ces personnages si... non conventionnels...si... atypiques...
Allez, un petit résumé :

Debout les morts


Le hêtre soudainement apparu au beau milieu du jardin de Sophia n'a rien à faire là. Qui l'a planté et pourquoi ? Tout le monde s'en fiche, jusqu'à ce qu'elle demande à ses voisins de creuser sous l'arbre. Elle disparaît quelques semaines plus tard, au moment où l'on découvre un cadavre calciné. Le sien ?
Intrigant, non ?

Ceux qui vont mourir te saluent

"Ceux qui vont mourir te saluent", le résumé de la Fnac :
Trouver sur le marché un dessin de Michel-Ange, quelle aubaine pour Valhubert, un expert parisien mais il n'en profite pas longtemps puisqu'on le retrouve assassiné à Rome où vit son fils avec deux camarades qui se font surnommer Claude, Néron et Tibére.

Un peu plus loin sur la droite

"Un peu plus loin sur la droite" dans lequel on rencontre le surprenant Louis Kehlweiler (un de ses deux personnages-clé) qui se promène toujours avec son crapaud Bufo dans la poche... un original certes mais en aucun cas idiot... :
En planque sous les fenêtres de l'appartement du neveu d'un député, place de la Contrescarpe, Kehlweiler avise soudain une drôle de chose sur la grille d'un arbre. Un petit déchet blanchâtre, au milieu d'excréments canins. Pas de doute, c'est un os. Et même un os humain...
Naturellement, lorsque Kehlweiler apporte sa trouvaille au commissariat du 5e arrondissement, les flics lui rient au nez. Mais ce petit bout d'os l'obsède tellement qu'il abandonne ses filatures parisiennes et suit une piste jusqu'à Port-Nicolas, un village perdu au bout de la Bretagne. Là vit un pit-bull. Une sale bête, qui avalerait n'importe quoi. Y compris un bout de cadavre. Reste à trouver le cadavre. Et l'assassin...

Et on peut continuer avec "L'homme aux cercles bleus", "Pars vite et reviens tard", "Sans feu ni lieu", "L'homme à l'envers", etc...
C'est une ambiance différente de chez Mankell par exemple, chez qui tout est noir, mais Fred Vargas mène très bien ses enquêtes tout en s'attachant beaucoup à la psychologie des personnages.